Cavaliers conscients & Chevaux épanouis dans leur sport

SARL PONTE F

Pierre & Jeanne-Charlotte Faivre

LA MAGIE DU "J'AI BESOIN DE"

Cet article a pour but de vous aider si vous ressentez la frustration de constater un écart immense entre là où vous souhaitez aller et là où vous en êtes dans votre progression. Il contient l’une des clés qui m’a le plus aidé personnellement et dont je me sert quotidiennement pour recentrer mes élèves sur leurs objectifs tout en relâchant la pression.

Il s’agit d’arrêter de se dévaloriser (ou de vous laisser dévaloriser) par des jugements sur vous-même tels que: « c’est nul » , « c’est pas top », « c’est pourri » ou encore « j’y arrive pas ».

J’ai bien conscience que ce schéma n’est pas mis en place pour le plaisir. Qu’il correspond à une mouvance de la société qui insinue qu’il est égoïste ou malsain de s’accorder de la valeur, ou encore qu’il apporte une certaine sécurité du type « si je me dévalorise moi-même, j’ai moins de chance d’être attaqué par les autres et ça sera moins douloureux.

Mais ce réflexe vous détruit. Non seulement vous envoyez à votre cerveau un élément flou, dont il ne peut pas se servir pour trouver des solutions claires et réfléchies, mais en plus vous augmentez la pression, le jugement et le stress qui pèsent déjà lourds sur vos épaules.

Pour cela il existe une astuce toute simple: c’est de remplacer votre jugement par « j’ai besoin de »

Par exemple:

J’ai besoin de donner davantage mes mains pour que mon cheval puisse se décontracter dans sa bouche et son encolure.

J’ai besoin de ressentir l’alignement au dessus de mes pieds et de mes ischions tout au long de ma reprise pour que mon cheval puisse rester stable dans son attitude.

J’ai besoin de reporter davantage le poids de mon haut du corps sur le postérieur extérieur pour que mon cheval en grande difficulté d’équilibre, parvienne à tenir son galop sur le cercle.

Le « j’ai besoin de » permet de conserver votre attention sur votre objectif en mettant votre cerveau en recherche d’actions claires, concrètes et utiles à votre progression.

Quand on a la solution à un problème, ce dernier prend moins d’ampleur, ce qui permet de rester plus serein, concentré et connecté à son feeling.

Et si vous êtes enseignant, remplacer les « arrête de regarder ton cheval » par « tu as besoin de regarder devant toi pour naturellement mieux t’équilibrer et ressentir ton cheval » ou si jamais ça fait déjà 10 fois que vous le répétez, un simple: « tu regardes où déjà? » suffira pour que l’élève remette à nouveau de la conscience dans son regard.

Ou encore à la place de « ton abord est trop long sur le vertical » le remplacer par « Pour obtenir une meilleure distance, tu as besoin de développer encore davantage les foulées sortie de courbe puis rester plus calme à la fin pour laisser à ton cheval le temps de se rapprocher »

Feront toute le différence dans la sérénité et la rapidité d’évolution des cavaliers et particulièrement des plus sensibles.

Dès maintenant je vous invite à prendre la difficulté qui vous challenge le plus en ce moment, penser aux jugements que vous portez sur vous à ce propos, puis remplacer votre phrase en commençant par « j’ai besoin de … »

De tout coeur avec vous dans vos moments les plus heureux comme les moments de doutes intenses!

Jeanne-Charlotte